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L'Encéphalite Japonaise

1. Epidémiologie

  • Maladie virale transmise par certains moustiques (Culex) le soir et la nuit.
  • Réservoir animal : le porc et certaines espèces d'oiseaux (héron, canard, etc).
  • Transmission maximale en zone rurale (rizières) mais aussi en zone urbaine pendant la mousson, piqûre douloureuse.
  • Evolution par petites épidémies : Malaisie (1999), Népal, etc.

2. Géographie

FCE_Encephalite_Japonaise

3. Manifestations cliniques

  • Fréquence des formes asymptomatiques (1 à 20 cas cliniques pour 1000 infections).
  • Au début, malaise général avec maux de tête et fièvre après une incubation de 4 à 14 jours. Puis s'installent confusion, syndrome méningé (Raideur de nuque, nausées, vomissements gêne à la lumière, etc) et troubles du comportement dans les formes graves, voire coma.
  • Mortalité estimée entre 25% et 50% dans les formes symptomatiques.
  • Séquelles neurologiques possibles.

4. Prévention

4.1Lutte antivectorielle

4.2 La vaccination

  • Caractéristiques du vaccin (Jevax en France)
    • Vaccin inactivé.
    • A faire sur place. (difficile en France, uniquement dans certains centres, Jevax®).
    • 3 injections de 1 ml en sous-cutané à J0, J7, J30. Rappel entre 1 et 3 ans.
    • Pour les enfants de 1 à 3 ans injecter une demie dose à chaque fois. Eviter le vaccin chez les nourrissons de moins de 1 an.
    • Conservation entre +2°C et +8°C.
  • Politique vaccinale et recommandations
    • Vaccination recommandée pour les voyageurs en zone rurale ou pour les longs séjours en zone à risque.
  • Effets indésirables
    • 1/3 des cas : douleur, rougeur, tuméfaction au point d'injection.
    • 10% des cas : réactions générales (fièvre, céphalées, malaise, éruption cutanée, et éventuellement frissons, vertiges, myalgies, nausées, vomissements, douleurs abdominales).
    • Nécessité d'une surveillance médicale dans l'heure qui suit l'injection en raison de risques allergiques. A noter que ce risque existe jusqu'à 3 jours après la 2° dose et parfois jusqu'à 2 semaines après la 3°.
    • Rares manifestations neurologiques (encéphalite ou encéphalopathie) 1 à 2,3 cas/million
  • Contre-indications
    • Réaction allergique à une dose antérieure de vaccin.
    • Hypersensibilité aux protéines murines ou cérébrales, ou au thiomersal.
  • Associations vaccinales
    • Bien que théoriquement rien ne s'y oppose, extrême prudence lors d'associations vaccinales par manque de recul.

Mise à jour Janvier 2007